Partie 2: Le vent soulève doucement les feuilles mortes.La femme s’approche lentement, encore en tenue de sport, le visage calme… trop calme.

Femme, froide :
« Tu écoutes maintenant les enfants des rues ? »

L’homme se lève brusquement, serrant le flacon dans sa main.

Homme, tremblant :
« Dis-moi que ce n’est pas vrai. »

La petite fille enlève légèrement ses lunettes, les yeux humides.

Fillette, en pleurs :
« Maman disait que si je parlais… tu ne m’aimerais plus. »

Le silence tombe d’un coup.
Le garçon baisse la tête, mais continue :

Garçon, bouleversé :
« Elle m’a donné de l’argent pour jeter les flacons. J’ai compris quand la petite m’a dit qu’elle voyait parfois la lumière le matin. »

L’homme regarde sa fille, détruit.

Homme, brisé :
« Tu vois… depuis tout ce temps ? »

La fillette hoche lentement la tête.

Fillette, faible :
« Un peu… avant le dîner. Après, tout devient noir. »

La femme recule d’un pas.
Son masque se fissure enfin.

Femme, sèche :
« Tu ne comprends pas. Sans moi, tu l’aurais perdue. Grâce à moi, elle avait besoin de nous. »

L’homme la fixe avec horreur absolue.

Il tombe à genoux devant sa fille, enlève doucement ses lunettes, prend son visage entre ses mains.

Homme, en larmes :
« Pardonne-moi… je ne t’ai pas protégée. »

La petite fille tend la main… et touche pour la première fois la joue de son père sans hésiter.

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