Le diner est devenu complètement silencieux.
La femme en cuir se tourne vers les bikers, le regard dur.
Femme :
« Enlevez vos gilets. Tout de suite. »
Le grand biker recule d’un pas, déstabilisé.
Biker :
« Attendez… c’est juste un vieux ! »
Le vieil homme se lève lentement avec sa canne retrouvée.
Son regard est calme, mais implacable.
Vieil homme :
« Ce club n’a jamais été créé pour humilier les faibles. »
Il passe doucement la main sur le manche usé de la canne.
Vieil homme :
« Cette canne a été fabriquée par mon fils. Il a fondé ce code avec moi. Protéger. Respecter. Ne jamais rabaisser. »
Les vrais membres du club baissent les yeux, honteux pour les autres.
Le vieil homme sort alors de sa poche une petite photo pliée.
On y voit un jeune biker souriant à côté de lui.
Vieil homme, brisé :
« Mon fils est mort l’an dernier en sauvant une serveuse pendant un braquage. Et vous avez sali son nom pour rire. »
Le grand biker reste figé, incapable de répondre.
La femme en cuir lui arrache son gilet et le pose sur la table mouillée.
Femme :
« Tu ne portes plus nos couleurs. »
Le vieil homme reprend sa place dans le box, serre la photo contre lui, puis murmure en regardant la canne :
Vieil homme :
« Tu vois, mon garçon… les vrais sont encore là. »